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Un peu d’histoire

Un peu d’histoire


 


 


L’origine


 


L’origine du carnaval remonte aux traditions païennes, lors du passage de la saison froide, improductive et de privation que représente l’hiver à la saison estivale pleine de richesses.


 


L’été fût représenté par un jeune homme puissant et rayonnant alors que l’hiver se voyait représenté par un vieillard faible et aux traits démoniaques.


 


On tenta alors de chasser ce vieillard aux apparences démoniaques en se déguisant en fantômes, lutins ou en tout autre créature que la nature peut offrir à notre imagination et frappa l’air à l’aide de bâtons.


 


Au début du christianisme, cette tradition évolua. On se déguisait alors en animaux et on commençait à se travestir. Les hommes s’habillèrent en femme et les femmes revêtirent des habits de confection masculine. Ainsi les personnages tels que l’homme sauvage ou la femme sauvage virent le jour. Dans certaines régions, l’homme sauvage fait encore partie intégrante de la tradition carnavalesque et la femme sauvage prît avec le temps les apparences de la sorcière.


 


La tradition de se masquer et de se déguiser se concentrait alors entre la St.-Martin (11 novembre) et la Pentecôte, et pas seulement durant la saison carnavalesque.


 


Entre le 9ème et le 15ème siècle, l’Eglise combattit à de nombreuses reprises ce culte païen du déguisement. Elle tenta d’éliminer les figures traditionnelles et proposa de nouveaux personnages plus en lien avec la pensée chrétienne.


 


Lors de cette pĂ©riode forte du christianisme, les « vrais Â» chrĂ©tiens se moquèrent des personnes osant encore porter les costumes d’origine paĂŻenne. Ils se plaisaient Ă©galement Ă  raconter des blagues sur la « pensĂ©e Â» paĂŻenne et singèrent cette culture. De cette pĂ©riode subsiste la tradition carnavalesque, tradition festive.


 


Après la rĂ©forme, dans certaines rĂ©gions alĂ©maniques, le carnaval fĂ»t interdit pour cause de « bĂŞtise papale Â». De mĂŞme, lors des croisades entre le 16ème et le 17ème siècle, la tradition carnavalesque fĂ»t rĂ©primĂ©e.


 


Au cours du 18ème siècle, le carnaval vit un renouveau grâce à l’impulsion de mascarades de comédiens autrichiens, anglais et italiens.


 


La majorité de la population du 18ème et 19ème siècle étant très pauvre, les costumes du carnaval se confectionnaient en conséquence. Comme base de travail, un costume usagé sur lequel on cousait des centaines de bouts d’étoffe, coquilles de noix ou d’escargots. Les masques se taillaient à la main et la chevelure se composait le plus souvent de chanvre, de foin ou encore de tige de roseaux cousu sur le bois. La confection de ces costumes requît un temps très important. Il n’était pas rare que ces costumes fussent défaits après le carnaval car ils servaient encore au quotidien.


 


 


 


Fasnacht, Fasching, Karneval


 


L’origine du mot „Fasnacht“ n’est pas clairement établie. Certains sociologues définissent l’origine de ce mot par „Faselnacht“, lequel provient de „fasen“ou „faseln“. Le mot „fasen“ signifie dans un vieux dialecte allemand „croître“ et „faseln“ se traduit par „ardent, s’accoupler ou enfanter“.


 


Le mot “Fasnacht” trouve son origine ente le 12ème et le 14ème siècle sous l’influence de l’Eglise, laquelle voulut imprĂ©gner cette tradition paĂŻenne de symboles chrĂ©tiens. Elle transforma alors ce mot “Fasnacht”, signifiant « la dernière nuit de rĂ©jouissances avant le jeĂ»ne Â».


 


Le mot „Fasching“ trouve son origine Ă  Bayern. Au 13ème siècle, l’origine de ce mot se trouve dans “Faschank”. Le sens exact de ce mot n’est pourtant pas bien dĂ©fini, que ce soit “Fass-Schank”, « bière pression Â», “Fasel-Schank” littĂ©ralement « Ă©tablissement ardent Â» ou encore “Fasten-Schank” « Ă©tablissement ou l’on jeĂ»ne Â».


Au 19ème siècle, on attribua au mot “Karneval” la provenance latine de “carrus navalis” (bateau char), sachant que “carrus navalis” était inexistant en latin.


 


Une autre signification peut provenir “carne vale”, qui se traduit par « Que vive la chaire Â» ! Ce sens rejoint celui de “Fasnacht” et aurait Ă©tĂ© inventĂ© par quelque reprĂ©sentant du clergĂ© non dĂ©muni du sens de l’humour et se serait rĂ©pĂ©tĂ© dans sa version humoristique essentiellement.


 


Une pĂ©riode de carnaval courte ou longue ?


Le carnaval débute au dernier jour des 12 nuits âpres, c’est-à-dire le 6 janvier. Le jour des cendres, le carnaval se termine. Le jour des cendres n’est pas un jour fixe dans le calendrier, par opposition à l’épiphanie. Le mercredi des cendres varie d’une année à l’autre. Ce qui fait que la période de carnaval, commençant à une date fixe et se terminant à une date variant d’une année à l’autre, peut être plus ou moins longue selon les années.


 


La période du jeûne pascal débute depuis des siècles le mercredi précédent le dimanche d’“Invocavit”, soit le mercredi des cendres. Pâques et toujours le premier dimanche après la première pleine lune de printemps. Plus pâques est tôt dans l’année, plus la saison carnavalesque sera courte.


 


Si la première pleine lune du printemps est le 22 mars et que ce jour est un samedi, alors Pâques est le dimanche 23 mars. En conséquence, le mercredi des cendres est arrêté au 3 février. Ceci représente le scénario de la plus courte saison carnavalesque, soit 28 jours seulement.


 


Par contre, si la première pleine lune du printemps est le 18 avril et que ce jour est un lundi, alors on fêtera Pâques seulement le dimanche 24 avril. En conséquence, le mercredi des cendres est arrêté au 10 mars. Ce qui fait que dans ce cas de figure nous profitons d’une saison carnavalesque durant 63 jours, soit la plus longue période possible.


 


Source: www.atop.ch


Traduction MSc